Le Professeur Didier Raoult Défend ses Méthodes Scientifiques

Le Professeur Raoult présente ici une analyse épistémologique et justifie ses méthodes scientifiques concernant le traitement du COVID-19. Il considère les études randomisées avec grandes cohortes inadaptées dans la situation présente. Voici quelques extraits d’une entrevue conduite par le journaliste Julien Cottereau d’Europe 1.

Commentaire: Pourquoi est-ce extrêmement important. Parce que cela va au cœur du problème. Non seulement les études randomisées sont complexes et impliquent de nombreux patients, beaucoup d’entre eux pouvant mourir en raison d’un manque de traitement (« patients placebo »), mais elles prennent un temps considérable. Et avec une pandémie en cours, ce temps n’est pas disponible. Dans de nombreux pays, comme le Royaume-Uni, la politique officielle est d’attendre leurs résultats avant d’autoriser l’utilisation d’un traitement, notamment à base d’hydroxychloroquine. Même chose dans d’autres pays comme le Canada, sauf au Nouveau-Brunswick. Par conséquent, de nombreuses personnes souffrant de COVID-19 se voient refuser un traitement qui a déjà été jugé efficace par la méthodologie scientifique utilisée par le Professeur Didier Raoult et son équipe.

Q: Ce que vous reprochent pas mal de médecins, c’est votre méthode, l’absence d’un groupe témoin. Pourquoi avec votre nouvelle étude n’avez vous pas changé votre méthode alors que cela aurait pu faire taire certaines critiques. 

Je suis un épistémologiste, je suis un scientifique de la science. Ce que les gens croient, le fait qu’ils croient que cette méthode (randomisée avec groupe témoin) est adaptée à cette situation, témoigne du fait qu’ils ne connaissent absolument pas l’histoire de la médecine, l’histoire de la science. 

Dans les maladies infectieuses, on ne s’est pratiquement jamais servi de cette méthode pour montrer l’efficacité d’un médicament, parce que dans les maladies infectieuses, c’est extrêmement facile de mesurer si le microbe disparaît ou si il ne disparaît pas. 

Après ce sont des habitudes qui ont été prises. En grande partie, ces grandes études ont été rendues nécessaires par l’industrie pharmaceutique, et tout le monde a fini par prendre cette méthode pour de la science. 

Ce n’est pas de la science, c’est une habitude, c’est une manière d’approcher les problèmes, et il n’y a jamais eu d’évidence que ce type d’étude soit plus efficace que ce que nous on appelle les études historiques, c’est à dire la comparison de la mise en place d’un traitement avec ce qui se passe avant qu’on ait appliqué ce traitement. 

C’est une histoire de spécialistes scientifiques. C’est pas une histoire de plateau de télévision. C’est compliqué. Il y a des gens qui maintenant, comme dans tous les domaines, qui sont ni des praticiens, ni des scientifiques, dont le métier est devenu d’être une espèce de contrôleur des travaux des autres. Ils pensent, et je crois qu’ils sont sincères, que ces études (randomisées) sont vraiment nécessaires, que c’est vraiment comme ça qu’on fait les choses. 

C’est un mouvement de mode. Moi quand j’étais jeune, le mouvement de mode, c’était de ne pas faire un traitement de maladie infectieuse sans avoir fait préalablement un modèle expérimental, ce qui est tombé en désuétude maintenant … On trouvait cela dramatique de ne pas avoir fait un modèle expérimental. Ce sont des modes scientifiques. Ce n’est pas une réalité scientifique.

La réalité scientifique, dans le domaine des maladies infectieuses, c’est quelque chose d’assez simple. C’était aussi simple pour le SIDA. Quand on a eu un médicament efficace, avec trois malades, on le savait. Il n’y avait plus de virus dans le sang. C’était pas la peine de faire des études avec 10,000 personnes. 

(Les études randomisées), c’est devenu un processus qui est énormément lourd, qui occupe une quantité de gens, dans lequel on finit par oublier que la seule chose qui soit importante en médecine, c’est l’efficacité. C’est la méthode qui doit s’adapter à la question, et pas la question qui doit s’adapter à la méthode. 

Q: Mais pourquoi cela bloque, puisque vous êtes assez sûr de vous ?Personne ne peut remettre en cause vos compétences. Pourquoi aujourd’hui, cela bloque autant ?

Encore une fois, c’est parce qu’il existe maintenant toute une architecture de la pensée. C’est très difficile de changer la pensée quand les gens sont habitués… On a habitué les gens à faire d’énormes cohortes, avec des études multi centriques, avec des bras pour en réalité travailler sur des améliorations ponctuelles … 

Cela donne des habitudes de pensée, des mécanismes de pensée qui sont ancrés, qui font que les gens qui ont fait ça toute leur vie finissent par penser que c’est ça, la science. 

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Note: selon Expertscape.com, le Professeur Didier Raoult est l’expert #1 au monde en maladies infectieuses: http://expertscape.com/ex/communicable+diseases

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