Recherche frauduleuse pour manipuler les politiques sanitaires françaises de lutte contre le COVID-19?

La plus haute autorité sanitaire de France, le Haut Conseil de la Santé Publique a émis de nouvelles recommandations restrictives pour l’hydroxychloroquine.

C’est le ministre français de la Santé, Olivier Véran, qui avait demandé samedi dernier de telles recommandations dans les 48 heures.

La demande du ministre Véran était fondée sur les conclusions de l’étude The Lancet publiée la veille, qui prétend que l’hydroxychloroquine est inefficace et dangereuse.

L’étude du Lancet a rapidement été examinée par de nombreux observateurs du monde entier. 

Elle ressemble désormais de plus en plus à une fraude, s’appuyant sur des données cuites, avec des conflits d’intérêts non divulgués parmi les auteurs de l’étude.

La remise en cause de l’étude n’a pas empêché la plus haute autorité française en matière de santé de formuler des recommandations extrêmement strictes.

“Le Haut Conseil de la Santé Publique recommande De ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du Covid-19.”

Il recommande “d’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques” ainsi que “de renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l’hydroxychloroquine dans le Covid-19.”

La plus haute autorité sanitaire de France déclare “le traitement dit « standard of care » demeure le traitement de référence.” 

En d’autres termes, le Haut Conseil de la Santé Publique recommande de ne pas vraiment traiter les malades.

Hier, le professeur Raoult a critiqué publiquement l’étude The Lancet, comme nous l’avons signalé.

Aujourd’hui, il a été plus loin, en affirmant: « Il y a manipulation préalable, non mentionnée dans le matériel et méthodes, ou ces données sont faussées. »

L’article ci-dessous est l’une des nombreuses analyses disponibles en ligne montrant les principaux problèmes et fraudes possibles en lien avec l’étude The Lancet.

A noter que les auteurs, dont certains on des liens non-déclarés avec la compagnie produisant le Remdesivir, médicament concurrent à l’hydroxychloroquine, refusent de rendre publiques les données de l’étude. 

Dans le même temps, il est difficile de savoir comment il aurait été possible de collecter ces données sans enfreindre plusieurs lois sur la confidentialité.

Nous publierons prochainement une entrevue vidéo, en français, du sociologue Laurent Mucchielli, PHD, qui a également réalisé une analyse détaillée de l’étude The Lancet et conclut à une possible fraude.

Voir cet article de Laurent Mucchielli sur cette affaire, qui s’apparente de plus en plus à un scandale, qui vient d’être publié dans son blog sur Mediapart.

https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/260520/fin-de-partie-pour-l-hydroxychloroquine-une-escroquerie-intellectuelle

Reste à voir comment le gouvernement Macron et son ministre de la Santé réagiront à ces recommandations.

Il devient en effet clair qu’une manipulation majeure est en cours.

Est ce que le Président Macron et son ministre de la santé en sont des victimes, ou encore seraient ils partie prenante à celle-ci?

La France pourrait-elle décider d’empêcher les prescriptions d’hydroxychloroquine même dans les hôpitaux?

Rappelez-vous, c’est un hôpital en France, l’IHU-Marseille du professeur Raoult, qui a obtenu les meilleurs résultats au monde dans le traitement du COVID-19, avec un taux de mortalité minimal de seulement 0,5%.

La plupart des pays ont des taux de létalité beaucoup plus élevés, de 5%, 10% ou plus. Des taux de létalité très élevés sont en fait observés dans certaines régions de France, tel qu’à Paris. A Marseille, ils sont considérablement plus bas.

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé a également décidé de suspendre l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le cadre de son programme de recherche SOLIDARITY, suite à l’article controversé publié dans The Lancet.

Bien qu’il existe maintenant de nombreuses preuves qu’il existe des traitements efficaces pour le COVID-19, la position officielle de l’Organisation mondiale de la santé est toujours que de tels traitements n’existent pas.

COMMUNIQUÉ DU HAUT CONSEIL DE LA SANTÉ PUBLIQUE

Covid-19 : utilisation de l’hydroxychloroquine

Le HCSP a ré examiné le positionnement de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du Covid-19. Le groupe de travail multidisciplinaire a analysé les recommandations internationales relatives à la prescription de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19, les publications sur le sujet, dont l’article du Lancet, les rapports des centres régionaux de pharmacovigilance rapportant des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires, en lien avec l’utilisation de ce médicament. Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19 quelle que soit la gravité de l’infection.

Le HCSP recommande :

  • De ne pas utiliser l’hydroxychloroquine (seule ou associée à un macrolide) dans le traitement du Covid-19
  • D’évaluer le bénéfice/risque de l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques
  • De renforcer la régulation nationale et internationale des différents essais évaluant l’hydroxychloroquine dans le Covid-19.

A ce stade des connaissances, le traitement dit « standard of care » demeure le traitement de référence.

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