Une nouvelle étude montre que la télémédecine et l’hydroxychloroquine réduisent le besoin d’hospitalisation

La copie avancée d’une nouvelle étude, par Rodrigo Barbosa Esper M.D., Ph.D. et collaborateurs, menée à Sao Paulo au Brésil, vient d’être mise en circulation sur le Web. L’étude analyse les effets du traitement par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, via la télémédecine, et montre qu’elles peuvent réduire substantiellement le besoin d’hospitalisation. 

Il s’agit de l’un de plusieurs articles qui seront publiés relativement au suivi de 636 patients ambulatoires – 224 d’entre eux ayant refusé le traitement et ayant été utilisés comme groupe témoin. 412 patients ont été traités avec les deux médicaments.

Voici les points saillants de l’étude qui vient d’être publiée.  Il s’agit d’une traduction rapide. Veuillez vous référer au résumé en anglais qui suit, tout comme à la copie avancée de l’étude que vous trouverez ci-dessous en fichier .pdf.

Les patients inscrits à l’étude étaient des résidents de la ville de Sao Paulo, au Brésil, après la déclaration officielle de la pandémie dans cette ville.

Les patients ambulatoires présentant des symptômes pseudo-grippaux (infection suspectée à COVID-19), persistant pendant une période égale ou supérieure à 2 jours, ont d’abord été évalués par l’équipe de télémédecine ou par le médecin du service des urgences.

Tous les médecins avaient accès aux dossiers médicaux de tous les sujets, tels que les antécédents cliniques, les paramètres de laboratoire, les examens d’imagerie médicale et les électrocardiogrammes.

Ceux qui n’avaient pas un besoin immédiat d’hospitalisation et aucune contre-indication pour le traitement ont été invités à participer à l’étude. Un traitement par l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine a été suggéré et prescrit si le patient y consentait.

Pour cette étude, les critères d’inclusion étaient les patients de plus de 18 ans et les symptômes persistants pseudo-grippaux > 3 jours, avec un diagnostic probable de COVID-19 et aucune indication immédiate d’hospitalisation. Critères d’exclusion, il y avait la rétinopathie sévère associée; la maladie hépatique sévère; Myasthenia Gravis; un agrandissement QT connu; femme enceinte; et insuffisance rénale sévère.

Dans le cas où les patients devaient être référés à l’hôpital, ils ont été évalués, admis et traités par le personnel médical selon le protocole standard de l’établissement. Les principaux critères d’admission à l’hospitalisation étaient: l’aggravation de l’état général ou la saturation en oxygène <90%.

Le protocole de traitement était l’hydroxychloroquine 800 mg le premier jour et 400 mg par jour pendant 6 jours supplémentaires et l’azithromycine 500 mg une fois par jour pendant cinq jours.

L’équipe de télémédecine a suivi 636 patients externes consécutifs qui présentaient des symptômes pseudo-grippaux et pouvaient être surveillés. Parmi ceux-ci, 224 patients (35,2%) ont refusé le traitement proposé, constituant le groupe témoin; 412 (64,7%) ont consenti à commencer le traitement par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine.

Les auteurs « ont observé qu’une évaluation précoce des patients suspects de COVID-19 par télémédecine associée à un traitement empirique avec l’hydroxychloroquine et l’azithromycine est une stratégie importante qui peut empêcher l’hospitalisation. »

Les patients traités par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, par rapport aux patients non traités, avaient un besoin d’hospitalisation 2,8 fois plus faible.

De plus, le besoin d’hospitalisation chez les patients traités avant le 7e jour des symptômes était… 4,6 fois plus faible par rapport au taux d’hospitalisation chez les patients non traités.

Pour les patients hospitalisés avec COVID-19 sévère, une réponse inflammatoire substantielle, également décrite comme une «tempête de cytokines,» a été constatée.

L’étude souligne que la télémédecine «peut efficacement dispenser des soins aux patients, réduire le surpeuplement des services d’urgence et éviter l’isolement social, ce qui à son tour est non seulement favorable pour prévenir la propagation des infections dans la population, mais aussi parmi les professionnels de la santé».

Concernant les effets secondaires, les auteurs disent ne pas avoir observé d’effet secondaire grave lié au traitement.  Les événements indésirables non graves, tels que vomissements, nausées, maux de tête et douleurs abdominales, ont été les plus fréquemment rapportés et seuls deux cas ont été considérés comme graves (éruption maculopapuleuse et prurit sévère).

La conclusion de l’étude se lit comme suit:

« Selon notre étude, le traitement empirique par l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine pour les cas suspects d’infection au COVID-19 réduit le besoin d’hospitalisation. »

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Abstract

Background: Telemedicine can facilitate patient’s assessment with initial flu-like symptoms in the COVID-19 pandemic, moreover it promotes social isolation. Hydroxychloroquine and azithromycin are associated with reduction in COVID-19 patients’ viral load. This study aims to assess whether empirical prescription of hydroxychloroquine and azithromycin for patients with suspected COVID-19 is associated with less need for hospitalization Methods: A telemedicine team evaluated suspected COVID-19 outpatients with flu-like symptoms, if no contraindications were detected, treatment with hydroxychloroquine and azithromycin was prescribed after consent from subjects. Patients were monitored daily by telemedicine appointments. Results: Of the 636 symptomatic outpatients, 412 started treatment with hydroxychloroquine and azithromycin and 224 refused medications (control group). Need for hospitalization was 1.9% in the treatment group and 5.4% in the control group (2.8 times greater) and number needed to treat was 28 (NNT = 28). In those who started treatment before versus after the seventh day of symptoms, the need for hospitalization was 1.17% and 3.2%, respectively. Conclusion: Empirical treatment with hydroxychloroquine associated with azithromycin for suspected cases of COVID-19 infection reduces the need for hospitalization (p< 0.001).

Funding: this study does not have any type of funding

Keywords: SARS-CoV-2; COVID-19; hydroxychloroquine; azithromycin; telemedicine, pandemic.

Attachment

http://covexit.com/wp-content/uploads/2020/04/New-Brazilian-Study-Shows-Telemedicine-Hydroxychloroquine-Treatment….pdf

Commentaire du Professeur Didier Raoult sur Twitter – le 18 Avril

Commentaire du Professeur Paolo Zanotto

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