Nouveau Traitement Zinc + Azithromycine développé par des médecins généralistes français grâce à Facebook!

Il y a quelques jours, certains médias ont fait état d’une nouvelle approche thérapeutique utilisée par certains médecins généralistes français.

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Pourquoi cette nouvelle approche? Cela est dû au fait que, malgré les travaux et recherches considérables entrepris par le Professeur Didier Raoult à l’IHU de Marseille, avec la dernière étude couvrant pas moins de 1061 patients, et les preuves qui s’accumulent au niveau mondial en faveur d’une utilisation de l’hydroxychloroquine, les autorités françaises interdisent toujours l’utilisation précoce des traitements à base d’hydroxychloroquine en France, en dehors des essais de recherche.

Face à cette interdiction très controversée du gouvernement Macron, les médecins opérant en dehors des essais cliniques de recherche, et surtout les médecins généralistes, n’ont pas le droit de prescrire le Protocole Raoult, aussi appelé Protocole de la Timone, du nom du centre hospitalier universitaire marseillais où il est prodigué. C’est ainsi qu’ils recherchent des alternatives, alors que la pandémie continue chaque jour à faire de nombreuses victimes.

Le concept de la nouvelle approche thérapeutique est né de discussions sur Facebook. L’un des médecins qui a essayé la nouvelle combinaison pour la première fois est le Dr Sabine Paliard-Franco, une médecin généraliste travaillant à Châbons, non loin de Grenoble en France. 

C’est son fils, Philippe Paliard, extrêmement fier de sa mère, qui a alerté le monde sur Facebook avec une publication devenue virale. Il va sans dire que les travaux relatés par M. Paliard ne reposent pas sur des essais cliniques. À l’inverse, il n’y a d’ailleurs pas d’essais cliniques en cours dans le monde sur la combinaison Zinc + Azithromycine. 

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La combinaison Zinc + Azithromycine n’a en effet pas été identifiée par les experts mandatés par l’Organisation mondiale de la santé pour les essais de recherche DISCOVERY qui sont actuellement en cours dans le monde, à des coûts conséquents, et selon un récent commentaire du professeur Didier Raoult, avec des résultats mitigés.

Le nouveau développement thérapeutique a attiré l’attention des médias français, dont le journal Le Parisien, avec une interview d’un autre médecin ayant contribué au développement du protocole, le Dr Denis Gastaldi, de Morhange, non loin de Nancy. Le troisième médecin généraliste impliqué est le Dr Jean-Jacques Erbstein, qui travaille dans la région de Metz.

« Depuis quelques semaines, nous avons tous les trois prescrit ce traitement à tous nos patients atteints du coronavirus, explique Denis Gastaldi. Pour ma part, cela représente plus de 200 patients. J’ai eu seulement deux cas graves nécessitant une hospitalisation et qui sont sortis depuis. Évidemment, ce n’est pas une étude multicentrique et randomisée, mais ce sont des résultats très intéressants. Si on se fie aux données connues sur la maladie, sur, au minimum, 200 cas, on aurait dû avoir au moins deux décès et une quarantaine d’hospitalisations. » a-t-il dit au Parisien.

Le Dr Gastaldi, qui s’est lui-même prescrit le traitement, comme ayant, comme de nombreux médecins, contracté le virus, avait ceci à dire lors d’un entretien avec Le Parisien.

“Je vais vous dire, les études qui vont nous donner des résultats dans six mois, quand l’épidémie sera terminée, je m’en moque. Ce qui m’intéresse, ce sont mes patients.”
Dr Denis Gastaldi, cité dans Le Parisien

L’autre médecin impliqué dans l’essai de cette nouvelle approche thérapeutique du COVID-19, Jean-Jacques Erbstein, a déclaré au journal Est Républicain:  «Depuis quinze jours que j’expérimente cette formule, je n’ai plus ni décès ni hospitalisation»

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Les patients du Dr Erbstein comprennent d’anciens mineurs, qui sont généralement à risque. Il y a déjà eu 6 morts parmi ses patients depuis le début de l’épidémie.

http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-trois-medecins-generalistes-pensent-avoir-trouve-un-possible-remede-13-04-2020-8298963.php

L’article note également qu’une partie de la controverse associée au Protocole Raoult tient aux problèmes de type cardiaque, faibles, mais possibles, associés à l’hydroxychloroquine. De tels problèmes n’ont pas été signalés dans le cadre de l’étude menée auprès de 1061 patients par l’équipe du Professeur Raoult, contrairement d’ailleurs à d’autres protocoles de traitement à l’hydroxychloroquine.

Par exemple, une étude récemment publiée, où ils ont utilisé le double de la dose quotidienne de 600 mg utilisée à l’IHU Marseille, a signalé des effets secondaires tels que le traitement des patients traités avec ce dosage excessif a dû être interrompu. L’étude, liée ci-dessous, prescrit une dose de 600 mg d’hydroxychloroquine deux fois par jour pendant 10 jours, soit une dose totale de 12 grammes.

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.07.20056424v1

Alors que le zinc est un supplément en vente libre, l’Azythromycine est un anti-biotique courant, vendu sous des noms de marque tels que Zithromax, Zmax et Azithrocin.

Selon Wikipedia, «l’Azithromycine a été découverte en 1980 par la société croate Pliva et approuvée pour un usage médical en 1988. Elle figure sur la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé incluant les médicaments les plus sûrs et les plus efficaces nécessaires dans un système de santé. L’Organisation mondiale de la santé le classe comme extrêmement important pour la médecine humaine. »

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Fait intéressant, cette nouvelle approche thérapeutique implique également le zinc – un élément déjà souligné comme très important par divers médecins, dont le Dr Anthony Cardillo de Los Angeles et le docteur Vladimir Zelenko de New York, qui l’ont tous deux prescrit depuis déjà plusieurs semaines à leurs patients souffrant du COVID-19.

La photo associée à ce message a été fournie par M. Paliard dans son message, maintenant retiré de Facebook, où il y présente sa mère, le Dr Sabine Paliard-Franco.

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