Réduire considérablement les décès dûs au COVID-19 dans les résidences pour personnes âgées: est ce possible?

Est-il possible d’éviter des pertes de vie considérables dans les maisons de retraite / résidences de personnes âgées, comme cela a été révélé récemment dans la province canadienne de Québec, où 31 personnes âgées ont été retrouvées mortes? L’article affirme que c’est possible, mais cela nécessite une approche complètement différente de ce qui est généralement mis en œuvre. La solution repose sur une stratégie proactive englobant le diagnostic, l’isolement et le traitement. Il existe déjà des expériences au Brésil et aux États-Unis montrant que cela fonctionne. 

Aujourd’hui, l’administrateur en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a déclaré que près de la moitié des décès liés au COVID-19 au Canada étaient liés aux établissements de soins de longue durée.

Le Dr Tam a prédit que «ces décès continueront d’augmenter, même si le taux de croissance épidémique ralentit».

Rien n’est proposé par le Dr Tam pour enrayer cette prévision funeste.

Les maisons de repos sont un peu comme les bateaux de croisière. Ce sont des foyers de propagation de COVID-19. Même avec des mesures de confinement, il est très difficile de prévenir les infections.

Par exemple, le personnel entre et sort tout le temps, et il existe de nombreuses possibilités que surviennent des infections, même tout à fait involontairement.

Autre exemple: l’enfant d’un membre du personnel peut contracter le virus dans une garderie, jouant avec d’autres enfants, est infecté et, tout en étant asymptomatique, va transmettre le virus au membre du personnel, qui peut ainsi introduire le virus dans la résidence de personnes âgées, et la propagation peut alors être très rapide.

D’autres scénarios impliquent de contracter le virus dans une épicerie ou un autre endroit où la distancation sociale est difficile à respecter, ou encore en touchant des surfaces qui peuvent être contaminées.

En fait, les membres du personnel sont à haut risque, car ils travaillent généralement avec de nombreuses personnes âgées. Ils peuvent facilement contracter le virus, puis le transmettre à d’autres personnes âgées, même si celles-ci restent dans leurs chambres. 

Comme dans les bateaux de croisière, il peut également y avoir des risques avec le système de climatisation, de chauffage, de ventilation.

La bonne stratégie est d’isoler les personnes infectées le plus tôt possible, en les déplaçant vers des pavillons ou d’autres endroits appropriés où le virus est connu pour être présent, et de les traiter.

Cela signifie mettre en œuvre une stratégie de test, d’isolement, de traitement. C’est la façon de réduire la mortalité dans les maisons de retraite, et c’est cohérent avec ce que des experts mondialement renommés, tels le Professeur Didier Raoult de Marseille, recommandent.

Pour cela, il faut tester tôt, il faut isoler les personnes infectées tôt, et il faut traiter tôt. 

En pratique, au Canada et dans de trop nombreux autres pays, le dépistage précoce des personnes âgées est à peine effectué, l’isolement précoce n’est pas non plus effectué et ce n’est que tardivement que les personnes âgées sont envoyées à l’hôpital, si il y a de la place bien entendu, car elle ne sont pas considérées comme prioritaires dans le triage qui y est opéré.

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Enfin et surtout, le Canada s’obstine à refuser d’utiliser à un stade précoce, qui est le plus indiqué, le médicament qui est maintenant de plus en plus utilisé dans le monde, c’est-à-dire l’hydroxychloroquine, qui est encore plus efficace d’ailleurs en combinaison avec l’azithromycine et/ou du zinc.

Jusqu’à présent, seule la Province du Nouveau-Brunswick a brisé les rangs et traite ses patients grâce à un programme de traitement précoce à l’échelle provinciale axé sur l’hydroxychloroquine. Ce programme est opéré sous la supervision d’un programme de recherche connexe. Il pourrait être aisément et rapidement répliqué dans les autres provinces.

Si vous n’êtes pas encore familier avec le traitement à base d’hydroxychloroquine pour le COVID-19, consultez l’étude révolutionnaire sur 1061 patients du Professeur Didier Raoult et de son équipe, montrant l’efficacité du traitement. Parmi les personnes traitées, et donc qui étaient infectées, le taux de mortalité à l’intérieur de cette étude est de moins de 0.5%.

Le nombre de décès évitables, dans une province telle que le Québec, est difficile à estimer mais est probablement considérable. C’est comme s’il n’y avait même pas une réelle volonté de sauver toutes ces personnes âgées, particulièrement vulnérables à cause des maladies chroniques, en plus du facteur que constitue leur âge. Le mot euthanasie est parfois utilisé pour décrire cette situation non seulement déplorable, mais aussi probablement évitable.

Le Canada tarde extrêmement à régler ce problème de traitement du COVID-19, et la préférence déplacée du premier ministre Justin Trudeau pour la vaccination, qui mettra beaucoup de temps à être disponible, semble être particulièrement funeste dans ce contexte.

Il y a de plus en plus d’informations qui filtrent, dans diverses provinces, selon lesquelles le personnel ne continue pas à fournir des soins une fois que l’épidémie a frappé une maison de retraite. Cette tendance est susceptible de s’amplifier au cours des prochaines semaines.

Le cas le plus horrible a récemment été révélé dans la Province du Québec, où 31 aînés d’une maison de soins infirmiers de Dorval, près de l’aéroport international Trudeau, ont été retrouvés morts, après que la plupart du personnel ait cessé de fournir des soins.

https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/herron-residence-legault-1.5529914

Et ce n’est pas du tout un cas isolé. Déjà le 1er avril, plus de 400 résidences de personnes âgées de la Province du Québec avaient confirmé des cas de COVID-19.

https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/400-long-term-care-homes-covid-19-cases-1.5517154

Il existe des solutions, et elles s’appuient sur le traitement à base d’hydroxychloroquine. De telles solutions commencent à être mises en œuvre notamment dans des pays comme le Brésil et les États-Unis.

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Voyons d’abord le cas de Prevent Senior, une chaîne privée de maisons de soins infirmiers pour retraités au Brésil.

Prevent Senior a testé une approche de traitement précoce à l’hydroxychloroquine sur 500 personnes âgées souffrant de COVID-19. Le médecin et directeur exécutif de Prevent Senior, Pedro Batista Júnior, a été interviewé par le magazine EXAME. Voici un extrait, traduit du portugais.

«Nous établissons une chronologie de la maladie, de un à dix jours, depuis le début des symptômes. Du premier au troisième jour, la personne présente des symptômes typiques de grippe. Du troisième au cinquième jour, il y est associé de la fièvre. Les quatrième et cinquième jours, cette condition évolue vers une dyspnée (difficulté à respirer). Il s’agit de l’évolution au sein d’un modèle de gravité classique. »

«À notre connaissance, l’action la plus appropriée du médicament commence à apparaître après 48 heures d’utilisation. J’ai donc besoin de deux jours pour montrer une réponse adéquate avec effet dans le contrôle de la reproduction du virus. Si je commence un traitement tardif, ce patient a déjà près de dix jours de maladie. Chez les patients les plus fragiles, avec dix jours, malheureusement ils évoluent vers un état très grave, nécessitant une hospitalisation et des soins intensifs. »

Quels sont les résultats préliminaires? Ils n’ont pas encore été publiés, mais «la société indique que jusqu’à présent, 500 patients ont reçu un traitement à un stade précoce de la maladie. Parmi eux, 300 ont été hospitalisés et ont déjà obtenus leur congé. »

Une fois guéri, le patient est (en principe) immunisé.

Voir l’article en portugais.

https://exame.abril.com.br/negocios/tudo-o-que-se-sabe-sobre-a-pesquisa-da-prevent-senior-com-cloroquina

Il existe un autre exemple, au Texas, où une approche similaire a été adoptée.

Robin Armstrong, docteur en médecine de la maison de soins infirmiers «The Resort», a été interviewé par NPR.

«Ça va vraiment bien. Les gens vont mieux », a déclaré le Dr Armstrong à NPR, ajoutant qu’après seulement quelques jours, certains des 39 patients prenant la médication montrent des signes d’amélioration.

Au total, 87 personnes au Resort ont été testées positives – 56 des 135 résidents ainsi que 31 membres du personnel. Un patient est décédé depuis.

«Nous savons comment cela s’est produit», a déclaré Armstrong, expliquant qu’après qu’un membre du personnel eut été testé positif pour COVID-19, les responsables du comté de Galveston ont testé toutes les autres personnes dans l’établissement le 2 avril. Ce qu’ils ont découvert était l’une des plus grandes épidémies de la région de Houston .

«Un membre du personnel l’a transmis à d’autres membres du personnel… et chacun d’eux pouvait travailler avec 20 à 30 patients par jour», a déclaré le Dr Armstrong.

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Il a aussi indiqué qu’il avait été alarmé par les résultats du test la semaine dernière et avait immédiatement commencé à faire des appels téléphoniques, pour trouver une source d’approvisionnement pour le médicament.

Notez que l’article de NPR rapporte à ce sujet, fournit des faits, mais prend malheureusement un ton critique excessif, cohérent avec beaucoup d’articles concernant l’hydroxychloroquine aux États-Unis.

https://www.npr.org/2020/04/10/830348837/covid-19-patients-given-unproven-drug-in-texas-nursing-home-garnering-criticism

L’article explique également comment le Dr Armstrong a pu sécuriser l’approvisionnement en hydroxychloroquine, qui reste un problème aux États-Unis, malgré le stockage stratégique massif, de plusieurs millions de doses, déjà mis en place par le gouvernement fédéral.

Ce sont peut-être des exemples «anecdotiques» de l’utilisation de l’hydroxychloroquine, mais il est clair que le médicament fonctionne et a des effets positifs, potentiellement sauveurs de vie, y compris avec les personnes âgées.

En fait, ce n’est pas seulement pour le traitement du COVID-19 que l’hydroxychloroquine est maintenant utilisée aux États-Unis. Il existe de nombreux rapports informels faisant état de l’utilisation avec un objectif prophylactique, un peu comme s’il était utilisé pour la prévention du paludisme. Il est alors pris à des doses plus faibles qu’avec une cure à court terme. Mais comme pour la prévention du paludisme, il peut être ainsi pris pendant des mois, voire des années.

Il existe diverses études en cours sur l’efficacité prophylactique de l’hydroxychloroquine. Mais l’information en provenance de Chine, selon laquelle les patients atteints de lupus, qui prennent le médicament sur une base annuelle, ne développent pas le COVID-19, est un indicateur clair que cela fonctionne.

Aux États-Unis, de nombreux agents de santé de première ligne qui, comme partout, sont à haut risque, n’attendent pas les résultats de la recherche et prennent déjà ces médicaments.

Il n’y a pas de temps a perdre. Les personnes âgées et le personnel des soins de santé devraient être protégés du COVID-19, grâce à la mise en œuvre rapide de thérapies curatives ainsi que de traitements préventifs basés sur l’hydroxychloroquine.

Selon l’opinion du soussigné, un nombre incalculable de vies pourraient être sauvées si des mesures étaient prises dès maintenant. Cela éviterait une multiplication de cas horribles comme celui s’étant récemment passé dans la Province du Québec.

Une stratégie de traitement à base d’hydroxychloroquine éviterait en fait une possible désintégration complète des systèmes de santé et de soins infirmiers, par manque de personnel, qui a à juste titre peur de contracter la maladie potentiellement mortelle au travail.

© 2020 Jean-Pierre Kiekens. Tous les droits sont réservés.

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