Une introduction aux traitements précoces à base d’hydroxychloroquine pour le COVID-19 (partie 1)

Des traitements à base d’hydroxychloroquine pour COVID-19 sont recommandés par des experts tels que le professeur Didier Raoult pour une intervention thérapeutique précoce, généralement dans les 5 jours suivant les premiers symptômes. Cette approche thérapeutique est désormais bien établie, avec d’importantes études cliniques. Certains pays mettent en œuvre le protocole, qui est extrêmement bon marché. Dans d’autres pays, le scepticisme est substantiel.

Nous mettons en évidence ici des articles contenant des informations clés sur ces traitements, leur efficacité dans la réduction de la mortalité, leur place dans l’évolution de la maladie, leurs bénéfices en termes de besoin réduit d’hospitalisation, et leur sécurité, notamment en matière de santé cardiovasculaire. Une liste récente de références scientifiques est également fournie.

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À propos de l’efficacité des thérapies précoces à base d’hydroxychloroquine

L’étude la plus importante a été réalisée par l’équipe du Professeur Raoult à Marseille sur 1061 patients atteints de COVID-19. Un traitement précoce à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine a été fourni. L’étude conclut que «l’administration de la combinaison HCQ + AZ, avant que les complications liées au COVID-19 ne se produisent, est sécuritaire et associée à un taux de mortalité très faible chez les patients».

En résumé, un traitement précoce à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine a été fourni. 98,7% des patients ont été guéris, avec 91,7% guéris en 10 jours. Il y a eu 8 décès (0,75%) (74–95 ans), tous dus à une insuffisance respiratoire et non à une toxicité cardiaque. Cinq patients étaient toujours hospitalisés le 16 avril – lorsque la dernière mise à jour de l’étude a été effectuée.

(voir l’article ci-dessous, non disponible en français. L’article en français relatif aux résultats divulgués le 9 avril peut être consulté à ce lien.)

>>  Audition au Sénat américain sur le traitement ambulatoire précoce: faits saillants

À propos des traitements aux différents stades de la maladie

Il y a une compréhension croissante du COVID-19 en tant que maladie, avec une phase d’infection virale, suivie d’une phase inflammatoire. Paul E. Marik, MD, Professeur de médecine interne et Chef de la médecine pulmonaire et des soins intensifs à l’East Virginia Medical School, a développé un protocole de traitement complet pour les différentes phases de la maladie.

Ce travail est effectué en collaboration avec d’autres experts tels que Pierre Kory, MD, Chef du service des soins intensifs à l’École de médecine et de santé publique de l’Université du Wisconsin à Madision, Wisconsin, et Joseph Varon, MD, Professeur de soins aigus et continus au University of Texas Health Science Center et Chef de service / Chef des soins intensifs au United Memorial Medical Center de Houston, Texas.

Le Professeur Marik distingue 4 phases: incubation, phase symptomatique, phase pulmonaire précoce et phase pulmonaire tardive. Le protocole détaillé vise à traiter le plus tôt possible et à éviter la ventilation et l’intubation.

Il fournit aussi des conseils en matière de prophylaxie, avec des vitamines C et D, du zinc, de la quercétine et de la mélatonine à libération lente.

(voir l’article ci-dessous, non disponible en français)

À propos de l’efficacité de l’inclusion de zinc au protocole

Alors que le professeur Raoult et son équipe ont obtenu des résultats thérapeutiques exceptionnels, une recherche récente de Philip M. Carlucci & al. à la NYU Langone Health indique que l’ajout de zinc au protocole améliore les résultats thérapeutiques. 411 patients ont été traités avec du zinc et 521 sans. Les patients n’ont pas été traités aussi tôt que dans le cas des recherches du Professeur Raoult. Pourtant, tant que les patients n’ont pas atteint un stade nécessitant des soins intensifs, les résultats thérapeutiques se sont améliorés avec l’ajout de zinc à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine.

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Cela a amené Chris Martenson, PhD, qui analyse la science et les développements liés au COVID-19 dans une émission populaire sur YouTube, à annoncer: « Je vais vous dire quoi. Si c’est moi, et je suis moi, et je finis par avoir ce truc, je vais vouloir du zinc plus de l’hydroxychloroquine plus de l’azithromycine. Je voudrai ce traitement. »

À propos de la réduction du besoin d’hospitalisation

De manière cohérente avec la recherche marseillaise, mise en œuvre principalement en ambulatoire, la recherche au Brésil a montré qu’avec un traitement associant l’hydroxychloroquine, l’azithromycine et le zinc, le besoin d’hospitalisation était significativement réduit. L’étude a porté sur 636 patients ambulatoires – 224 d’entre eux ayant refusé le traitement et ayant été utilisés comme groupe témoin. Le suivi a été effectué par télémédecine.

L’étude a conclu que «le traitement empirique par l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine pour les cas suspects d’infection au COVID-19 réduit le besoin d’hospitalisation (p <0,001)»

À propos de la sécurité des thérapies basées sur l’hydroxychloroquine

Il y a eu une peur et une désinformation considérables que l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine était un risque grave pour la santé cardiaque, avec, comme point culminant, l’étude publiée dans The Lancet par Mehra et al, qui s’est rapidement avérée être une fraude et a été rétractée de la vénérable revue scientifique.

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Comment évaluer le risque d’un traitement précoce? La meilleure source d’informations scientifiques est probablement à nouveau l’IHU-Marseille, et le résumé de leurs résultats sur une cohorte de 3737 patients, dont 3054 (81,7%) ont été traités avec la combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine. Concernant les aspects cardiaques, le résumé note: «Un allongement du QTc (> 60 ms) a été observé chez 25 patients (0,67%) entraînant l’arrêt du traitement dans 3 cas. Aucun cas de torsade de pointe ou de mort subite n’a été observé. »

A noter également l’expérience d’un cardiologue français, le Dr Alain Jean-Baptiste, avec le protocole Raoult et ses perspectives sur la question des risques cardiaques. “Il faut se souvenir que c’est un médicament prescrit depuis plus de cinquante ans sur des milliards de personnes, et qu’il y a eu très peu d’accidents cardiaques hors ingestion massive…  De plus, il apparaît de plus en plus clairement que le COVID donne lui-même des problèmes cardiaques.”

Une littérature académique ample et croissante

Il existe une littérature universitaire abondante et croissante sur les traitements à base d’hydroxychloroquine. Voici une liste de 50 références compilées le 16 mai par le estimé professeur Paolo Zanotto, qui a étudié la virologie à l’Université d’Oxford et est professeur de microbiologie à l’Universidade de São Paulo. Il a publié de nombreux articles, notamment dans des revues prestigieuses telles que Nature, Journal of Virology, Virus Research and Genetics.

Des éléments d’introduction supplémentaires sur les traitements à base d’hydroxychloroquine seront présentés dans les prochaines parties de cet article.


L’auteur, Jean-Pierre Kiekens est analyste indépendant, ancien chargé de cours à l’Université Libre de Bruxelles et diplômé des universités de Bruxelles et d’Oxford.

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