Une nouvelle étude confirme qu’une prophylaxie efficace contre le COVID-19 est bien possible

Imaginez un moment que vous souhaitiez devenir trapéziste. La première chose dont vous avez besoin est une ceinture de sécurité. Mais ça ne suffit pas, ce qui justifie l’utilisation d’un filet de sécurité. Le risque continue à exister, mais devient alors minime. // see English version here.

Faisons une analogie. Votre immunité est votre ceinture de sécurité. Mais maintenant, ajoutons-y pas seulement un, mais trois filets de sécurité, l’un au dessus de l’autre, pour vous protéger du COVID. 

Les trois filets de sécurité sont la prophylaxie, le traitement ambulatoire précoce et le traitement hospitalier. Avec trois filets de sécurité, pensez-vous que le risque de maladie grave et de décès soit encore important?

Cet article se concentre sur la prophylaxie, encore peu connue et peu utilisée, mais qui est aujourd’hui démontrée par plusieurs études comme effective pour largement prévenir le C19, y compris sous ses formes sévères.


Les résultats d’une nouvelle étude en Argentine ont été publiés et montrent un effet prophylactique substantiel de l’Ivermectine associée à l’Iota-Carraghénane, administrée en 6 pulvérisations par jour.

L’étude a été réalisée par le ministère de la Santé publique de la province de Tucuman, avec comme chercheur principal le Dr Rossana E Chala, MD, Ph.D., une employée du ministère.

https://www.clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04701710

Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé avec 234 travailleurs de la santé comme participants, dont la moitié a reçu le traitement par l’ivermectine par voie orale de 2 gouttes de 6 mg = 12 mg tous les 7 jours et l’Iota-carraghénane avec 6 pulvérisations par jour pendant 4 semaines.

Dans le groupe de traitement, seuls 4 participants sur 117 (3,4%) ont été testés positifs pendant la période d’étude, tandis que dans le groupe non traité / témoin, 25 participants sur 117, soit 21,4%, ont été testés positifs. Cela s’est avéré statistiquement significatif avec une valeur p de 0,0001.

Les 4 participants du groupe de traitement qui ont eu le C19 n’ont développé qu’une forme bénigne de la maladie. Cela contraste avec le groupe placebo, où sur les 25 participants qui ont été trouvés infectés, six ont développé des symptômes modérés et 3 des symptômes sévères.

Quelle est la réduction du risque de développer le C19 qui est procurée par la prophylaxie? Il peut être approximativement estimé à (21,4% -3,4%) / 21,4% = 84%. 

Ce qui est encore plus important, c’est d’analyser la réduction du risque de développer une forme sévère de la maladie, et bien que la taille de l’étude ne soit pas suffisante pour l’estimer précisément, elle est de 100% selon les données présentées.

https://clinicaltrials.gov/ct2/show/results/NCT04425850

L’étude confirme les résultats non randomisés obtenus précédemment à Buenos Aires dans une étude du Pr Hector Carvallo, qui a développé le concept d’un cocktail Ivermectine + Iota-carraghénane pour la prophylaxie du C19.

>>  Immunologie COVID-19 101 - Partie 1

Notez que la pertinence de l’utilisation de l’Iota-carraghénine est bien établie, même si l’on ne sait pas combien elle ajoute à l’effet protecteur de l’Ivermectine.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25411637/

Les résultats de cette étude sur la prophylaxie sont très importants car ils montrent comment un traitement aussi inoffensif et bon marché peut considérablement réduire la probabilité de développer le C19, en particulier sous une forme sévère, ce qu’il importe d’éviter.

Bien qu’une dose hebdomadaire d’Ivermectine soit une fréquence pratique pour prendre le médicament, un inconvénient du protocole est cependant les 6 pulvérisations par jour qui sont prévues. On ne sait pas comment la prise de ces pulvérisations fréquentes peut être respectée dans la pratique.

Contraste avec une étude du Bangladesh

Comment cette étude se compare-t-elle aux autres? Une étude particulièrement intéressante a été réalisée par Tarek Alam et al. au Bangladesh.

L’étude a impliqué 118 agents de santé, dont 60 dans le groupe témoin et 58 dans le groupe de traitement. Le traitement consistait en une dose mensuelle d’ivermectine, de 12 mg, soit une dose environ 4 fois inférieure à celle de la nouvelle étude argentine.

Le traitement a été étudié pendant 4 mois. Il n’y avait aucun usage fait de iota-carraghénane. 

Notez qu’avec l’ivermectine, ce n’est pas seulement la posologie qui compte, mais aussi la fréquence, car cette molécule a une demi-vie particulièrement courte, généralement estimée à moins d’un jour.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2751445

Dans le groupe témoin de cette étude au Bangladesh, un très grand nombre de participants – 44 sur 60, soit 73,3% – sont devenus symptomatiques durant les 4 mois de l’étude, ce qui a été confirmé par test PCR. 

En revanche, dans le groupe de traitement, seuls 4 agents de santé sur 58 ont été testés positifs (6,9%) – une différence majeure qui a été trouvée statistiquement significative.

L’étude ne commente pas la gravité des symptômes dans le groupe témoin, mais indique que les 4 personnes infectées du groupe de traitement n’ont pas eu de symptômes graves. Ils «présentaient des symptômes bénins avec une fièvre légère, une toux sèche et une sensation de faiblesse».

Quelle a été la réduction du risque de développer C19? Même si la taille de l’étude peut être insuffisante, elle peut être estimée, à partir des données fournies, à (73,3% – 6,9%) / 73,3% = 90,6%. 

En ce qui concerne la réduction du risque de développer une forme sévère de la maladie, il apparaît, comme avec l’étude argentine, et avec les mêmes mises en garde, être de 100%.

https://www.ejmed.org/index.php/ejmed/article/view/599/337

Il existe d’autres études sur la prophylaxie à base d’ivermectine, répertoriées sur https://c19ivermectin.com/#prep

Tout cela indique un véritable effet protecteur de l’ivermectine en tant qu’agent prophylactique du C19. Comme souligné par Kory et al, et d’autres, le médicament a un profil de sécurité solide avec des effets secondaires rares.

>>  Canada: des scientifiques et médecins exhortent l’Ontario à tenir un débat scientifique ouvert

https://osf.io/wx3zn/

L’ivermectine est un générique répertorié par l’Organisation mondiale de la santé comme médicament essentiel. Le médicament est tellement sécuritaire qu’il a été utilisé pour le traitement de masse de l’onchocercose (cécité des rivières) en Afrique.

Bien qu’il existe des preuves solides de l’ivermectine comme agent prophylactique, il reste une incertitude quant au meilleur dosage et à la meilleure fréquence de traitement, ainsi que sur la valeur ajoutée de l’Iota-carraghénane.

Alors que la fréquence de l’étude au Bangladesh d’une prise par mois de 12 mg d’ivermectine, seule, peut ne pas être suffisante, il est possible que le protocole de l’étude argentine, de 12 mg d’ivermectine par semaine, soit trop. 

Certains experts suggèrent également, de manière informelle, des doses plus faibles à prendre deux fois par semaine, pour adresser le problème de la demi-vie courte de l’ivermectine.

Notez que le collègue du Dr Kory, le professeur Marik, qui est l’auteur du protocole iMask +, recommande actuellement 1 dose toutes les deux semaines, mais c’est une révision d’une recommandation précédente d’une dose par mois.

Dans le protocole du professeur Marik, la posologie de 12 mg correspond à un individu de 60 kg, à 0,2 mg par kg de poids corporel. 

Il y a bien sûr des problèmes avec des dosages précis par poids corporel, car les pilules sont généralement de 3 ou 6 mg.

D’autres études sont nécessaires pour déterminer plus précisément tous les paramètres, mais comme l’ivermectine est un agent si sûr et bien connu, il devrait être tout à fait possible pour les médecins de prescrire, dès aujourd’hui, des ordonnances pour la prophylaxie, en s’appuyant sur la meilleure littérature disponible.

Compte tenu de l’efficacité de l’ivermectine en tant qu’agent prophylactique, l’utilisation de placebos dans de nouvelles études doit être évitée, pour des raisons éthiques qui devraient être évidentes pour tout le monde. L’accent devrait plutôt être mis sur les différents dosages, fréquences et combinaisons possibles avec l’iota-carraghénane ou d’autres agents.

Trois filets de sécurité

Aujourd’hui, il n’y a plus de bonnes excuses pour ne pas offrir de prophylaxie à base d’ivermectine aux personnes à haut risque, qu’il s’agisse de travailleurs de la santé, de chauffeurs de bus ou de taxi, de travailleurs de l’industrie de la viande, d’employés de centres d’appels, d’enseignants du secondaire et du supérieur, et surtout des personnes âgées, en particulier dans les résidences, où le risque est extrêmement élevé.

Pour les personnes à haut risque, l’ivermectine offre l’opportunité d’un premier filet de sécurité, un peu comme la vaccination, mais beaucoup moins cher, avec un profil de sécurité bien mieux connu, et beaucoup plus facile à déployer à grande échelle.

>>  Immunologie COVID-19 101 - Partie 1

Dans les rares cas où la prophylaxie ne permettrait pas de prévenir la maladie, un protocole de traitement ambulatoire précoce, tel que celui développé par le professeur Thomas Borody, combinant l’ivermectine, la doxycycline et le zinc, peut être administré, dans les jours suivant les premiers symptômes. Le traitement ambulatoire précoce est le deuxième filet de sécurité.

Et puis, dans le peu probable où la maladie n’est pas encore arrêtée, le troisième filet de sécurité, constitué par l’hospitalisation, peut alors être activé. 

Avec une prophylaxie (ou vaccination) efficace, un traitement ambulatoire précoce et un traitement hospitalier, nous disposons de trois filets de sécurité pour lutter contre le C19. 

Si ces filets de sécurité sont correctement exploités, il semble hautement improbable que quiconque passe au travers des trois.

L’hospitalisation pour le C19 deviendrait très rare, contrairement à ce qu’elle est aujourd’hui, où elle est utilisée dans la plupart des pays comme premier filet de sécurité, malgré une mortalité hospitalière élevée et des coûts considérables.

Le problème central de la lutte contre le C19 dans la plupart des pays est qu’ils se basent soit exclusivement, soit principalement, sur des mesures peu efficaces telles que les confinements, et sur des traitements hospitaliers caractérisés par une mortalité élevée. 

Typiquement, ces pays ont jusqu’à présent refusé à la population, y compris aux personnes à haut risque, à la fois la prophylaxie et le traitement ambulatoire précoce. Dans certains d’entre-eux, l’ivermectine n’est même pas disponible pour un usage humain.

L’éclosion de C19 récemment signalée de 7 résidents dans une maison de retraite de type EHPAD / CHSLD à Montréal, ayant déjà reçu une première dose de vaccin, nous rappelle que nous sommes encore très loin d’une protection généralisée par la vaccination.

https://montrealgazette.com/news/local-news/maimonides-records-seven-covid-19-cases-after-first-dose-vaccinations

Aujourd’hui, la mise en œuvre d’une prophylaxie ciblée, stratifiée en fonction du risque, et d’un traitement ambulatoire précoce est probablement ce qui est le plus urgent pour modifier fondamentalement la trajectoire de cette pandémie. 

Un tel changement d’approche permettrait très certainement de réduire la prévalence des formes aiguës de la maladie, de réduire la contagion, de réduire les hospitalisations et de réduire la mortalité.

Et avec l’immunité naturelle contre le C19 qui augmente régulièrement dans la population, en plus de la vaccination, cela fournirait un moyen beaucoup plus rapide et beaucoup moins funeste de sortir de la pandémie.


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