Avec l’Omicron, Choisissez Vous le Québec ou la Floride?

C’est le début du long hiver québécois, et pour beaucoup, il y a un choix à faire: rester au Québec ou aller en Floride.

Malgré les multiples implorations des autorités à rester chez soi, et ne pas voyager, ce choix entre le Québec et la Floride – destination la plus courante des “snow birds” – est particulièrement important cette année.

Pourquoi? A cause du variant Omicron.

Explication …

Le Québec et la Floride ont des approches diamétralement opposées pour gérer le COVID-19.

Hier, aux nouvelles sur Fox News, le Médecin général de Floride, Joseph Lapado, MD, PhD, énonçait les orientations de l’administration du Gouverneur De Santis pour gérer le COVID-19 et en particulier le variant Omicron.

Son intervention était brève mais résumait l’essentiel:

  1. pas de mesures restrictives de type distanciation sociale, réduction de capacité des restaurants, etc.
  2. recours aux anti-corps monoclonaux, déjà utilisés en Floride en ambulatoire;
  3. recours aux traitements précoces, pré-hospitaliers, pris à domicile, pour traiter la maladie le plus tôt possible et éviter les hospitalisations.

Il est fait mention de la vaccination, mais surtout avec l’accent sur les personnes à risques, typiquement les personnes âgées. En Floride, le gouverneur s’oppose aux mandats relatifs à la vaccination, y compris ceux provenant du fédéral, et insiste donc que celle-ci soit volontaire.

Ce n’est que dans les derniers mois que la politique sanitaire de la Floride a réellement pris, de manière décisive, le virage ambulatoire, sous l’impulsion du Dr. Joseph Lapado.

Aujourd’hui, la Floride mène une stratégie COVID-19 très différente de ce qui est pratiquée dans la plupart des États américains et de ce qui est recommandé par les autorités fédérales.

En pratique, si vous tombez malade du COVID-19, et dans les prochains mois, que vous soyez vaccinés ou non, la probabilité que cela se passe est assez significative, avec le très transmissible variant Omicron, vous pourrez, en Floride, avoir un accès immédiat à des soins thérapeutiques.

On parle ici des soins précoces, pris à domicile, avec des médicaments tels que l’aspirine, la colchicine, le prednisone, l’ivermectine, l’hydroxycholoroquine, ou même des bains de bouche à base de betadine. 

Dès les premiers symptômes, vous pourrez avoir une consultation avec un médecin, soit en personne, soit par télémédecine. Et en principe, malgré les contraintes créées par l’administration fédérale, vous aurez accès aux médicaments nécessaires, prescrits “hors indication.”

Il faut souligner que la grande majorité des traitements ambulatoires pour le COVID-19 reposent sur des molécules génériques, dont le coût est très faible. Donc, si vous vous faîtes traiter tôt, cela vous en coûtera tout au plus quelques centaines de dollars, pour la ou les consultations médicales et les médicaments prescrits.

Si vous êtes vraiment sur un budget serré, il y a même un service de télé-médecine gratuit, appelé “MyFreeDoctor.com” – qui ne charge pas d’honoraires mais qui apprécie toutefois les donations volontaires. Le coût de votre traitement, y compris la consultation, pourra alors vous coûter moins de 100$.

Aux États-Unis, il y a aujourd’hui des centaines de médecins qui prescrivent des traitements pré-hospitaliers, ambulatoires, pour le COVID-19. Nombre de ces médecins sont en Floride. 

Si vous allez en Floride et que vous y attrapez le COVID-19, que ce soit le variant delta ou l’omicron, vous pourrez être soignés, bien soignés.

Mais si vous restez au Québec  ….

Mais si vous restez au Québec, tout est différent. Tout un train de mesures a été annoncé ce 16 décembre, mais aucune d’elles n’a trait au traitement des malades, y compris en ambulatoire. Tout se concentre sur la vaccination et sur les mesures restrictives, visant à tenter de réduire la propagation, ce qui semble assez illusoire, tant le variant omicron semble se transmettre rapidement.

Au Québec, tout comme dans le reste du Canada, le traitement ambulatoire, pré-hospitalier du COVID-19 est totalement absent et est réprimé par les autorités, qui interdisent, ou découragent très fortement, par tous les moyens possibles, notamment au travers des collèges de médecins et de pharmaciens, l’utilisation de molécules telles que l’ivermectine et l’hydroxychloroquine. Il est essentiellement impossible de se procurer les médicaments nécessaires, et les risques de sanctions, par le collège des médecins notamment, sont considérables.

Pour montrer le genre de répression thérapeutique qui est pratiquée au Canada, on peut prendre l’exemple de l’ivermectine. Ce médicament est utilisé avec succès dans de nombreux pays, y compris l’Inde, le Mexique et le Japon, ou la principale association médicale nationale le recommande ouvertement. Les cas et hospitalisations pour le COVID-19 ont baissé considérablement au Japon avec l’utilisation de l’ivermectine.

Mais au Canada, le médicament, dont le profil de sécurité est largement prouvé, est présenté comme une sorte de poison. Il nous est dit: “L’ivermectine n’est pas homologuée pour la prévention ni pour le traitement de la COVID-19 et peut entraîner de graves problèmes de santé.” “Santé Canada rappelle à la population canadienne de ne pas prendre d’ivermectine pour prévenir ni pour traiter la COVID-19. Les centres antipoison canadiens ont observé une hausse des signalements concernant l’ivermectine pendant l’été.” etc. etc. Une même approche avait été antérieurement utilisée par les autorités canadiennes contre l’hydroxychloroquine.

https://recalls-rappels.canada.ca/fr/avis-rappel/ivermectine-n-est-pas-homologuee-pour-prevention-ni-pour-traitement-covid-19-et-peut

Le Québec et le Canada pratiquent ce que le Dr. Peter McCullough, l’un des leaders mondiaux du traitement précoce du COVID-19, appelle le nihilisme thérapeutique. Oui, vous serez peut-être étonné de lire ceci, mais on n’est pas bien soigné au Québec pour le COVID-19, car toute maladie, pour être bien traitée, doit être traitée tôt, et pas après 7 ou 10 jours d’attente, en isolation, à la maison, sans le moindre traitement thérapeutique.

Concernant la vaccination, malgré les évidentes lacunes des injections actuelles en termes de sécurité et d’efficacité, et malgré le fait que l’on sait déjà qu’elles fonctionnent encore moins bien pour le variant omicron que le variant delta, les autorités n’ont trouvé rien de mieux à faire que d’accélérer le programme de rappels / boosters. Durant la conférence de presse, il a aussi été indiqué qu’il était étudié de rendre le rappel / booster obligatoire pour avoir un passeport vaccinal valide, question de convaincre les récalcitrants, y compris ceux qui pourraient avoir des doutes bien compréhensibles sur l’approche gouvernementale.

Avec les mesures annoncées, le rappel / booster pourra être administré juste 3 mois après la dernière dose. Les doses de rappel seront offertes le plus rapidement possible aux personnes entre 60 et 69 ans courant décembre, pour ensuite être administrées aux autres groupes d’âge dès Janvier 2022. Le but est d’administrer jusqu’à 600 000 doses par semaine. Pour rappel, la population du Québec n’est que de 8.5 millions d’habitants.

Au Québec tout comme ailleurs, il y a évidemment de nombreux effets indésirables associés aux injections, mais, comme ailleurs, c’est largement caché à la population. On comprend toutefois qu’avec les bénéfices limités et temporaires à attendre des rappels / boosters, la balance bénéfice/risque de la démarche n’est nullement prouvée.

Pour rappel, même si les autorités et les médias n’en parlent pas, ou peu, les effets indésirables, parfois graves, voire mortels, sont bien réels, et non juste “rares” avec les injections actuellement utilisées.

A noter que pour les personnes de 70 ans et plus, qui ont été vaccinées en premier, il y a déjà des doses de rappel qui sont offertes. Dans les résidences pour personnes âgées, tant publiques que privées, les autorités indiquent que 99% des résidents ont déjà été injectés avec un rappel / booster. 

De manière assez inattendue, le Québec a cessé d’administrer des rappels aux personnes âgées ayant déjà eu deux doses et ayant déjà eu la maladie, à cause d’évènements indésirables graves qui seraient survenus (et non par reconnaissance par les autorités de l’immunité naturelle post-covid, maintenant bien prouvée scientifiquement). C’est une première admission, bien timide, des effets indésirables, parfois mortels, de ces injections.

Concernant les mesures visant à limiter la propagation, il faut savoir qu’au Québec, il existe déjà tout un ensemble de mesures, visant en théorie à cet objectif, mais qui s’avère surtout un outil pour pousser les récalcitrants à la vaccination. Le passeport vaccinal a été introduit à l’automne et est l’outil de choix des autorités pour avancer son agenda vaccinal. Aujourd’hui, au Québec, une personne non-vaccinée ne peut pratiquer le ski alpin, ne peut prendre un café sur une terrasse, ne peut aller au restaurant, ne peut aller à un gym ou encore participer à des sports collectifs. Il n’y a pas d’exemptions pour les tests négatifs.

Au delà de ces mesures prises par le provincial, il y a des mesures tout aussi draconiennes au fédéral, interdisant aux non-vaccinés de prendre le train ou l’avion, y compris de sortir du pays. Ces dernières mesures constituent ironiquement une infraction considérable à la Charte canadienne des droits et libertés, que le père de l’actuel premier ministre, Pierre Elliott Trudeau, avait fièrement apportée au Canada, en guise de constitution. Sans constituer une majorité, une bonne partie du peuple soutient ces mesures draconiennes. Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, avait rendu centrales de telles mesures à sa plate-forme électorale, et s’est fait réélire!

Quant on sait que le variant omicron a été trouvé dans une majorité de personnes vaccinées, d’abord au Botswana et en Afrique du Sud, ensuite un peu partout de par le monde, on comprend de suite l’arbitraire et le ridicule des mesures canadiennes à l’encontre des non-vaccinés. Mais la réalité est que ces mesures sont bien réelles et rendent assez impossible la vie – c’est clairement l’objectif recherché – de ceux qui n’acceptent pas les injections, présentées au peuple comme “sécuritaires” alors que les preuves abondent qu’il n’en est rien.

Les mesures annoncées par le Premier Ministre Legault, le Ministre de la santé Dubé et le Dr. Arruda, Directeur national de la santé publique, seront d’application dès le 20 Décembre. En voici un aperçu:

Rassemblements privés: les rassemblements privés à l’intérieur seront permis mais devront se limiter à ce qui est autorisé actuellement, soit un maximum de 10 personnes. Il demeure “très fortement recommandé” que les personnes soient adéquatement vaccinées pour prendre part à ces rassemblements.

Milieux d’enseignement:  La rentrée scolaire en présence (secondaire, collégial, universitaire et formation professionnelle) est au 10 janvier … le port du masque est obligatoire en tout temps.

Commerces et centres commerciaux: la capacité d’accueil des lieux est réduite à 50 %.

Lieux de culte et activités publiques essentielles (assemblées, réunions): passeport vaccinal requis (!) et réduction de la capacité d’accueil de 50 % (maximum de 250 personnes, qui doivent demeurer assises). Pour les mariages et les funérailles, possibilité de tenir une cérémonie sans passeport vaccinal avec un maximum de 25 personnes.

Évènements publics (cinémas, évènements, spectacles): Limite de la capacité des lieux à 50 % pour les salles de spectacle et pour les soupers-spectacles. Les personnes doivent demeurer assises et le masque est obligatoire (possible de le retirer momentanément pour boire et manger). Ceci est réservé aux détenteurs de passeports vaccinaux.

Restaurants et bars. Le passport vaccinal est obligatoire. De plus, limite à 50 % de la capacité d’accueil, en espaçant les tables au maximum, et maintien d’un maximum de 10 personnes par table. Aucune activité de danse ou de type karaoké. Les personnes doivent demeurer assises.

Sports et loisirs. Les tournois ou compétitions sportives sont suspendus. La pratique de toute activité intérieure devra se limiter à un maximum de 25 personnes. Distanciation de 2 m entre les personnes dans les gyms et limite à 50 % de la capacité des lieux.

https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/pandemie-de-la-covid-19-acceleration-de-la-vaccination-et-resserrement-des-mesures-pour-freiner-la-transmission-37137

Pression substantielle à attendre sur le système hospitalier québécois

L’annonce de nouvelles mesures restrictives et d’une accélération des injections de rappel / boosters est conséquente à une analyse faite par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur l’Impact potentiel du variant omicron sur l’évolution des cas et des hospitalisations.

https://www.inspq.qc.ca/nouvelles/impact-potentiel-du-variant-omicron-sur-l-evolution-cas-hospitalisations

La présente analyse va surtout porter sur la question des hospitalisations, bien que, comme discuté abondamment sur covexit.com, l’hospitalisation pour le COVID-19 devrait être un évènement rare, car les traitements précoces, lorsqu’ils sont administrés aux malades dès les premiers symptômes, évitent le plus souvent le besoin d’admission dans un hôpital.

Mais avec le système québécois, interdisant le traitement ambulatoire, toute la pression est mise sur les hôpitaux. Le traitement hospitalier n’est toutefois généralement même pas offerts aux personnes âgées résidant des institutions de type RPA ou CHSLD (équivalant français des EHPAD. Au Québec et au Canada, avec cette approche de nihilisme thérapeutique, l’immense majorité des décès a eu lieu dans ces résidences pour personnes âgées, durant les premières vagues l’an dernier.

L’étude réalisée par l’INSPQ indique que “même si le variant Omicron est trois fois moins sévère que le variant Delta, il pourrait y avoir une augmentation considérable des hospitalisations, en raison de la croissance exponentielle des cas.”

On peut voir l’impact prévu sur les graphes ci-dessous. 

Source: https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/16-decembre-2021

Pour le Dr Éric Litvak, vice-président à l’INSPQ, la situation est très préoccupante. «Les données actuelles suggèrent qu’omicron présente une combinaison de transmissibilité accrue et d’échappement vaccinal, mais serait moins sévère en termes de risque d’hospitalisation et de décès par cas. Tel que les projections le montrent, cette combinaison de caractéristiques demeure très problématique, car elle peut mener à une flambée des cas et à une augmentation importante des hospitalisations.»

Un facteur aggravant, non mentionné par les autorités québécoises, est important à souligner. Selon un rapport récent par Neil Ferguson et collaborateurs, de l’Imperial College de Londres, les personnes complètement vaccinées, avec deux doses, jouiraient d’une efficacité vaccinale négative face au variant omicron. Oui vous l’avez bien lu: une efficacité vaccinale négative. Ceci veut dire que la personne vaccinée est plus susceptible d’être infectée par le variant qu’une personne non vaccinée. Pour les 14 ans et plus, le taux estimé d’”efficacité” est de moins 18% avec le pfizer, et de moins 39% avec l’astrazeneca. Ces taux sont portés à 55% et 54% respectivement avec la troisième dose (rappel/booster). En termes communs, le booster est surtout là pour réparer les pots cassés par les 2 premières injections. Même avec le booster, la protection est très imparfaite.

https://www.imperial.ac.uk/mrc-global-infectious-disease-analysis/covid-19/report-49-omicron/

Se basant sur les projections de l’INSPQ et aussi des projections d’un autre institut québécois – l’INESSS – le ministre de la santé Dubé a indiqué que la capacité hospitalière pourrait être atteinte très rapidement, dès le 8 Janvier prochain.

https://www.inesss.qc.ca/covid-19/risques-dhospitalisation-et-projections-des-besoins-hospitaliers.html

Avec ces projections, on voit clairement qu’il pourrait y avoir une augmentation considérable du besoin d’hospitalisation au Québec, mais les hôpitaux sont évidemment à capacité limitée. Chaque hiver, avec ou sans COVID-19, avec l’influenza avant tout, il est commun d’avoir des hôpitaux venant à saturation, avec de nombreux patients sur brancards ou lits, dans les couloirs, pour de nombreuses heures, voire plusieurs jours.

https://lactualite.com/sante-et-science/pourquoi-nos-urgences-debordent-autant/

Alors que les capacités d’admission dans les hôpitaux sont clairement limitées, s’ajoute aussi le problème des ressources humaines. De nombreux professionnels ont quitté le secteur de la santé dans les 18 derniers mois, à cause des rudes conditions de travail, des risques liés au COVID-19, et plus récemment du mandat vaccinal. 

Avec l’omicron, il faut s’attendre à une multiplication rapide des éclosions de virus dans les hôpitaux. Bien que beaucoup de travailleurs du secteur de la santé ont déjà eu le COVID, et jouissent ainsi d’une immunité naturelle post-COVID par rapport à l’omicron, il faut toutefois s’attendre à ce que nombre de travailleurs de la santé. à un moment ou un autre, aient à se mettre en quarantaine, pour une durée de 2 semaines.

La haute transmission de l’omicron fera probablement évoluer les choses très rapidement. Cela touchera non seulement le personnel travaillant des les ailes COVID, mais aussi les autres. Il est difficile d’imaginer un scénario autre que de voir les hôpitaux devenir d’immenses foyers d’infection de COVID-19. De nombreux malades admis à l’hôpital pour d’autres raisons seront eux aussi infectés. Très rapidement, les hôpitaux pourraient se retrouver en véritable crise, sans la moindre solution valable, surtout étant donnée leur gouvernance actuelle.

En contraste avec la Floride, il faut s’attendre à bien plus de problèmes au Québec, car il n’y a pas de traitement ambulatoire servant de tampon et réduisant les besoins d’admission hospitalière. La Floride sera toutefois elle aussi en proie aux problèmes potentiels d’infection généralisée en milieu hospitalier et, tout comme ailleurs, il ne faut pas s’attendre à un traitement thérapeutique de qualité dans la majeure partie des hôpitaux en Floride. Les protocoles hospitaliers du COVID-19 en Floride sont similaires à ceux au Québec, et tout aussi peu efficaces. C’est triste à dire, mais l’important, en matière de COVID-19, c’est d’éviter l’hospitalisation – que ce soit au Canada ou aux États-Unis!

Au Québec, sans même exagérer quoi que ce soit, on peut dresser un scénario à venir assez sombre avec le variant omicron. Mais rappel à l’ordre: toutes les informations qui proviennent d’Afrique du Sud indiquent que le variant omicron n’engendre pas de pressions additionnelle sur les hôpitaux et les unités de soins intensifs. Bien sûr, il s’agit d’une population plus jeune, avec moins de surpoids, et nous sommes actuellement en été en Afrique du Sud – donc une saison moins favorable à la propagation. Toutefois, ces nouvelles sont très encourageantes. La situation pourrait être vraiment pire. En Afrique du Sud, tout ceci a lieu avec un niveau de vaccination beaucoup plus bas que celui au Québec. Contrairement au Québec, l’Afrique du Sud n’a pas pris des mesures d’accélération de son programme vaccinal pour lutter contre le variant omicron, et semble s’en sortir très bien ainsi jusqu’à présent.

https://medicalxpress.com/news/2021-12-south-africa-hospital-omicron-surges.html

Alors: Floride ou Québec pour surfer la vague omicron?

Alors: Floride ou Québec pour surfer la vague omicron? Si vous désirez éviter d’innombrables restrictions à vos libertés, à vos activités, à vos sports, à vos déplacements, etc., si vous voulez éviter que vous soit interdit l’accès à une thérapie précoce si vous contractez le COVID; si vous désirez éviter de vous retrouver sur une civière dans un couloir d’hôpital, peut être pour plusieurs jours; si vous voulez éviter de vous faire contaminer dans un hôpital, même si vous y allez pour une autre raison que le COVID; si vous désirez avoir un accès aux soins intensifs si avez besoin d’y être admis; alors il semble que la Floride soit un meilleur endroit où être cet hiver. 

Au Québec, le risque est bien réel que les choses tournent mal, surtout pour les personnes à haut risque, qu’elles soient vaccinées ou non. Mais évidemment, ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de passer l’hiver en Floride. De plus, les autorités fédérales tant canadiennes qu’américaines ont maintenant interdit aux ressortissants canadiens non-vaccinés de voyager entre les deux pays, ce qui compromet toute escapade vers la Floride pour ceux et celles qui n’ont pas pris l’injection expérimentale. Alors pour la grande majorité des québécois, qu’ils le veuillent ou non, il faudra rester au Québec. 

Que faire dans ce cas? Il faudra alors surtout prier que les choses se passent bien. Éviter de se faire contaminer par ce variant sera difficile, probablement illusoire. Pour preuve, le médecin en chef de l’Ontario, hier, recommandait à une personne doublement vaccinée d’éviter de voir un grand-parent triplement vacciné, sauf s’ils sont tous deux masqués et s’ils sont à l’extérieur! (au risque d’attraper une bronchite, mais bon, il n’a pas élaboré sur ce point 🙂

Sur le plan individuel, que vous soyez injecté ou non, une mesure concrète à considérer est la prophylaxie, avec des agents disponibles sans ordonnance, tels que le zinc, la quercétine, la vitamine D et la vitamine C. Voir notamment notre article de Juin 2020. Il existe aussi des protocoles (imparfaits) de traitement précoce utilisant de tels agents disponibles sans ordonnance.

Une crise hospitalière, si elle se matérialise, générera beaucoup de souffrances et fera des victimes, peut-être beaucoup de victimes. Cette crise ne sera toutefois pas due au variant omicron. Elle sera plutôt due à l’incompétence des autorités. Il ne faudra pas blâmer le variant, même si les autorités le feront sans nul doute.

L’approche québécoise, qui mise coûte que coûte sur principalement un seul outil – la vaccination – est simpliste et dangereuse. Elle ne permet pas de mener avec succès une lutte efficace contre le COVID-19. La piètre qualité des injections actuellement disponibles rend ce focus exclusif sur la vaccination encore plus contestable.

En plus d’infliger, par la vaccination, des risques considérables aux personnes à faible risque, nous pourrions à nouveau voir le Québec faillir dans la tâche centrale que devrait constituer la protection et les soins aux plus vulnérables.