Voyage Éducatif Essentiel pour MM. Legault et Trudeau – Partie 1: Prophylaxie et Résidences pour Aînés

Dans sa première partie, cet article porte sur la prophylaxie pour les personnes à haut risque et sur le traitement précoce du COVID-19 dans les résidences pour aînés (CHSLD, RPA, EHPAD, etc.). Il s’appuie sur des exemples concrets en Argentine et en Colombie. Il recommande vivement à nos dirigeants politiques de s’éduquer sur ces éléments cruciaux qui peuvent réduire considérablement les infections, les maladies graves et la mortalité, mais qui sont pourtant niés à la population. L’article a pour point de départ la province canadienne du Québec, mais est largement pertinent pour d’autres juridictions telles que la France, la Belgique et la Suisse notamment.

La troisième étape du voyage éducatif proposé, en Californie, intitulée Excellence dans le Traitement Ambulatoire Précoce versus Nihilisme Thérapeutique, est maintenant disponible.

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À peine deux semaines après l’exigence de tests négatifs avant d’embarquer dans un avion pour se rendre au Canada, le nouvel appel du premier ministre du Québec est pour le gouvernement fédéral d’interdire tout voyage aérien non essentiel . Avec l’atmosphère qui règne dans la province, avec les voyageurs blâmés et servant de boucs émissaires pour la mauvaise situation au pays en matière de COVID-19, il est malheureusement probable qu’il sera entendu par le Premier ministre canadien.

Cet article, au lieu d’endosser des restrictions aux voyages non essentiels, qui sont d’une utilité douteuse pour enrayer la pandémie, recommande plutôt un voyage essentiel à MM. Legault et Trudeau. Oui, cela peut paraître polémique, certains diront cynique, mais cela pourrait en fait être le moyen le plus rapide de sortir de la crise au Québec et au Canada.

Comment? En éduquant MM. Legault et Trudeau sur la façon de sortir de cette pandémie, avec une prophylaxie, un traitement précoce et une véritable protection des personnes à haut risque, y compris les travailleurs de la santé et les personnes âgées dans les résidences pour aînés, et avec les bonnes politiques publiques pour y parvenir.

L’itinéraire de ce voyage éducatif essentiel est le suivant: 1) Argentine; 2) Colombie; 3) Californie; 4) République dominicaine. L’ensemble du voyage pourrait se terminer en moins de 2 semaines, et si les deux politiciens s’ouvrent à des perspectives différentes de ce qu’ils ont entendu au cours de l’année écoulée, s’ils apprennent réellement du mieux qu’ils peuvent pendant leur voyage, et s’ils prennent les bonnes décisions sur la base de ce qu’ils ont appris, cela pourrait faire une énorme différence, sauver de nombreuses vies et mettre un terme à la crise sociale et économique qui ruine la vie des citoyens. 

Concrètement, en mettant immédiatement en œuvre au Canada les leçons tirées du voyage, ils pourraient très probablement mettre un terme à la crise des résidences pour aînés, mettre fin à la crise dans les hôpitaux, et réduire substantiellement les risques pour les travailleurs de la santé et autres travailleurs vulnérables. Cela conduirait à son tour à une réduction considérable des maladies graves et de la mortalité, ce qui permettrait conséquemment une réouverture sûre et durable de l’économie et de la société.

Maintenant, vous allez penser que tout cela est fou. L’auteur souhaiterait bien que ce soit le cas. Mais la réalité est que ce qui est présenté dans cet article est réel, basé sur des faits, et fournit une véritable feuille de route pour mettre fin à la crise du COVID dans un délai raisonnable, ceci contrairement à ce qui est mis en œuvre par les autorités. Les solutions sont connues depuis un certain temps, mais maintenant elles sont devenues très claires, même si ceux qui conseillent nos politiciens semblent les ignorer ou ne pas les comprendre.

Tout retard dans la mise en œuvre des bonnes politiques en matière de COVID-19 ne peut que prolonger les souffrances, les maladies et les décès, largement évitables, au Québec, au Canada et ailleurs.

Étape 1: Argentine – Focus sur la prophylaxie

Le premier arrêt en Argentine vise une information sur la prévention, la prophylaxie du COVID-19, auprès des personnes à haut risque. Il y en a beaucoup dans notre société, mais les travailleurs de la santé sont probablement ceux qui courent le plus de risques, certains ayant payé de leur vie. Comment pouvons-nous protéger les travailleurs de la santé contre le COVID-19? Eh bien, nous avons tous entendu parler de vaccination bien sûr, mais il existe une solution plus immédiate, moins chère et plus facile à mettre en œuvre. Il s’agit de fournir un médicament inoffensif, une fois par semaine ou toutes les deux semaines, comme prophylaxie pour le COVID-19.

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C’est en Argentine que s’est déroulé l’un des essais cliniques de prophylaxie les plus convaincants, dans la province de Tucuman. Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé avec 234 travailleurs de la santé participants, dont la moitié a reçu le traitement par l’ivermectine par voie orale 2 gouttes de 6 mg = 12 mg tous les 7 jours et Iota-carraghénane 6 pulvérisations par jour pendant 4 semaines. Dans le groupe de traitement, seuls 4 des 117 travailleurs (3,4%) ont été testés positifs pendant la période d’étude, tandis que dans le groupe contrôle, sans traitement, 25 des 117 travailleurs, soit 21,4%, ont été testés positifs. Cela s’est avéré statistiquement significatif avec une valeur p remarquable de 0,0001.

De plus, les 4 participants du groupe de traitement qui ont contracté le C19 n’ont développé qu’une forme bénigne de la maladie, tandis que dans le groupe placebo, sur les 25 participants qui ont été trouvés infectés, 6 ont développé des symptômes modérés et 3 des symptômes sévères. En d’autres termes, avec la prophylaxie, personne n’a développé une forme potentiellement dangereuse de la maladie. Cette étude remarquable est récente, avec des résultats publiés le 11 janvier. Elle confirme des études antérieures menées sur la prophylaxie à base d’ivermectine, en Argentine et ailleurs.

Le schéma prophylactique utilisé pour cette étude est extrêmement sûr et bon marché. C’est une sorte de solution clé en main pour tous les professionnels de la santé et autres travailleurs à haut risque de contracter le COVID-19. C’est extrêmement important, car tant dans les hôpitaux que dans les résidences pour aînés, la pandémie a fait des ravages chez les travailleurs de la santé. Certains sont tombés très malades et ont de longs symptômes de maladie. Certains sont même morts de la maladie. Beaucoup ont quitté leur poste et ont décidé de changer de carrière pour éviter de devoir s’exposer à une infection potentielle. A noter aussi que, parmi les agents de santé, il y a parfois beaucoup de réticence à se faire vacciner, en raison des nombreuses inconnues en termes d’efficacité et de sécurité.

La prophylaxie est donc un outil extrêmement important qui devrait être proposé, sur une base volontaire, et bien sûr avec les bons dosages et une surveillance médicale, aux travailleurs de la santé et autres travailleurs à haut risque. Au lieu de reproduire un tel essai clinique au Canada, qui prendrait plusieurs mois, il serait bien préférable pour nos dirigeants d’apprendre de première main de ceux qui ont participé à cet essai clinique en Argentine, de parler aux médecins, aux universitaires, aux enquêteurs de l’essai clinique, aux administrateurs d’hôpitaux et, bien sûr, aux travailleurs de la santé qui y ont participé. Il y a beaucoup à apprendre et cela justifie pleinement cette première étape du voyage en Argentine pour MM. Trudeau et Legault.

Étape 2: Colombie – Focus sur les résidences pour aînés

Les travailleurs de la santé sont clairement à risque élevé de contracter le COVID-19, au Canada et ailleurs, mais ceux qui sont les plus à risque sont sans aucun doute les résidents des maisons de soins infirmiers et d’autres établissements pour personnes âgées. Il est maintenant bien prouvé que les risques associés au COVID-19 augmentent de façon exponentielle avec l’âge et sont aggravés par les maladies chroniques, les comborbidités. Les risques sont minimes pour les enfants et les jeunes adultes. Ils sont réels pour les personnes âgées, dans leurs 70, 80 ans et au-delà. Au Québec et au Canada, des milliers de personnes ont perdu la vie dans des résidences pour aînés. Au cours de la première vague de la pandémie, ce sont environ 80% des décès au Canada dus à la maladie qui se sont produits dans de telles institutions, où le virus circule généralement facilement et en infecte beaucoup. Malgré les mesures prises en prévision de la deuxième vague, les éclosions et les décès se poursuivent dans les résidences pour aînés, et il ne semble pas y avoir de fin en vue à cela. Cela entraîne non seulement la mort, mais aussi la misère dans la vie de ces personnes privées de visites familiales, et parfois même, au Québec, de suppléments potentiellement vitaux comme la vitamine D, déclarés à tort comme non-essentiels par les autorités.

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Bien sûr, des efforts de vaccination sont en cours, mais leur efficacité et leur risque sont mal connus, surtout lorsque ‘administrés à des personnes très âgées – groupe n’ayant d’ailleurs pas fait partie des essais cliniques conduisant aux approbations. On sait également que la vaccination a tendance à être beaucoup moins efficace chez les personnes très âgées. En ce qui concerne la sécurité, c’est aussi un problème, au point que la Norvège a mis une pause dans ses efforts de vaccination pour les personnes très âgées et malades, car plusieurs décès sont survenus suite à la vaccination dans ce groupe particulier. Et bien sûr, la vaccination prend du temps pour fournir une protection contre la maladie, avec deux injections nécessaires, et la deuxième injection souvent retardée en raison des approvisionnements insuffisants et une protection moindre après la première injection. Tous cela suggère des problèmes graves, de sérieuses lacunes avec la stratégie actuelle des autorités provinciales et fédérales concernant les résidences pour aînés au Canada, où les personnes âgées continuent de mourir, à une échelle importante, du COVID-19. Pour une discussion détaillée concernant la vaccination, et de ses limitations, voir la récente contribution magistrale du Professeur Robert Clancy .

Le Canada n’est pas le seul à avoir une grande partie de ses victimes du COVID-19 dans des résidences pour aînés. Prenons l’exemple de la Colombie. Là, c’est environ 77% des victimes du COVID-19 qui sont des personnes âgées. Mais quelque chose de très intéressant s’est produit dans une résidence, à Cali, où il y a eu une épidémie majeure, mais où personne n’est mort. Oui, personne n’est mort, grâce à une simple intervention thérapeutique visant à sauver les résidents atteints du COVID-19. Incroyablement, de telles interventions thérapeutiques, à ce jour, demeurent inexistantes au Canada, d’un océan à l’autre. Dans la résidence de soins infirmiers de San Miguel, 59 résidents sur 254 ont été infectés par le COVID-19 en août dernier. Comme au Canada, cela signifierait normalement beaucoup, au moins 25%, soit 15 décès à prévoir. Mais personne n’a eu besoin d’un transfert aux soins intensifs et personne n’est mort.

L’histoire est expliquée dans un article du 17 janvier dans le journal El Pais . Malgré des mesures restrictives non thérapeutiques, semblables à celles du Canada, une infection a été détectée le 6 août. Rien de nouveau: les barrières non thérapeutiques sont connues pour être inefficaces pour empêcher le virus de pénétrer dans les résidences. Le directeur de la résidence a immédiatement fait appel à une équipe multidisciplinaire de l’Université Del Valle, dirigée par l’interniste et pharmacologue Dr Oscar Guttierez Montes. Il a été décidé d’isoler les 46 patients non symptomatiques pendant 28 jours, et d’hospitaliser les 13 patients symptomatiques, même si, d’après ce qui est décrit dans l’article, une hospitalisation ne semblait pas nécessaire. L’important est que des soins médicaux aient été donnés à ces personnes âgées présentant des symptômes du COVID-19.

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Selon l’article, le traitement suivant a été fourni: le médicament antiparasitaire Ivermectine, avec une dose de 600 microgrammes par kg de poids corporel, en deux prises séparées séparées par 7 jours; l’antibiotique Nitazoxanide avec une dose de 500 mg toutes les 12 heures pendant 6 jours, et l’aspirine, bien connue pour ses propriétés anticoagulantes, avec une dose de 100 mg, toutes les 48 heures pendant 7 jours. Grâce à cette intervention thérapeutique, la progression vers une forme sévère de la maladie a été évitée et il n’y a eu aucune mortalité. C’est quelque chose que nos dirigeants politiques doivent comprendre. Avec un traitement précoce simple, bon marché et sécuritaire contre le COVID-19, même chez les personnes très âgées, vous pouvez enrayer la maladie et, probablement dans l’immense majorité des cas, éviter la mortalité. Tout cela indique qu’il ne devrait tout simplement pas y avoir d’éclosions avec de nombreux décès dans les résidences pour aînés. C’est évitable, quand on prend les mesures thérapeutiques appropriées.

Un résultat similaire a été obtenu, cette fois par un heureux hasard, dans une maison de retraite française, où l’ivermectine avait été administrée à tous les résidents et au personnel pour une épidémie de gale , ce qui a permis de prévenir une épidémie de COVID-19, également avec zéro décès, alors qu’il y a eu de nombreux décès dans les résidences de type EHPAD à proximité, dans l’une des régions de France les plus durement touchées par la pandémie.

Aujourd’hui, l’efficacité des thérapies à base d’ivermectine tant pour la prévention que pour le traitement précoce des personnes âgées est clairement établie. Ces exemples montrent que cela fonctionne également pour les vieux et très vieux. Beaucoup de leçons peuvent être tirées de cette expérience colombienne, et c’est pourquoi il semble très important que, pour ce voyage essentiel, nos deux politiciens apprennent le plus possible de cette expérience, au travers de conversations avec l’équipe médicale, le personnel de la résidence, et bien sûr les résidents, y compris ceux-qui ont été soignés, parmi lesquels plusieurs, sans traitement (comme cela se fait au Canada), seraient très probablement décédés.

D’autres protocoles à base d’ivermectine existent pour prévenir ou traiter le COVID-19 dans les maisons de retraite, y compris le protocole développé par le Dr George Fareed, publié sur ce site. Aujourd’hui, même si ce n’est pas du tout mis en œuvre dans un pays comme le Canada, les outils existent pour prévenir efficacement les éclosions et les décès dans les résidences pour aînés. Ils peuvent être facilement mis en œuvre, sont immédiatement efficaces, contrairement à la vaccination, qui prend du temps pour assurer une protection et, comme nous l’avons déjà mentionné, peut ne pas nécessairement être efficace et pas nécessairement sécuritaire avec les très vieux.

Pour Conclure

La deuxième partie de cet article couvrira les étapes 3 et 4 du voyage essentiel recommandé pour nos dirigeants politiques, en Californie et en République dominicaine, avec un focus respectivement sur le traitement précoce ambulatoire et sur les politiques publiques.

Il est également important de noter que nos dirigeants politiques doivent prendre toutes les précautions nécessaires lorsqu’ils voyagent, même si au moins l’un d’entre eux a déjà contracté le COVID-19 et est donc très probablement immunisé (et n’a donc pas besoin de vaccin même s’il a l’intention d’en obtenir un).

Voici un article expliquant comment voyager le plus en sécurité possible en avion en ces temps de COVID-19, car voler, comme tout transport en commun en milieu fermé, sans éloignement social possible, constitue une activité à risque.

En bref, les deux mesures, telles que d’ailleurs adoptées par le professeur Marik lors d’un récent voyage, sont la prophylaxie à base d’ivermectine + le port à bord d’un masque N95 en tous temps -, en plus des mesures habituelles exigées.

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